Utopisez

3 réponses à “Utopisez

  1. Utoprix qui croyait vendre…

  2. Je voulais vous parler d’un concept que j’aime bien (l’hétérotopie), parce que je crois qu’il y a des lieux comme ça en marge de l’institution, en dehors des sentiers battus, qui défendent de l’humain, de l’échange, inventent et utopisent tous les jours, sans forcément d’ailleurs que leurs actions soient reconnues…

    L’hétérotopie (du Grec topos, « lieu », et hétéro, « autre »: « lieu autre ») est un concept forgé par Michel Foucault dans une conférence de 1967 intitulée « Des espaces autres ».
    Il y définit les hétérotopies comme une localisation physique de l’utopie. Ce sont des espaces concrets qui hébergent l’imaginaire, comme une cabane d’enfant ou un théâtre. Ce sont donc des lieux à l’intérieur d’une société qui en constituent le négatif, où sont pour le moins aux marges…

    Alors que de plus en plus de lieux culturels alternatifs se créent ou disparaissent, depuis le rapport Lextrait, quoi de neuf dans la politique culturelle ? et si l’on faisait un peu de place pour ces lieux où tout est encore possible ?

  3. J’aimerais inventer une sorte de « traçabilité » à l’envers sur les biens de consommation culturels. Au lieu de connaître l’origine de création de l’objet culturel, une étiquette exprimerait le prix coûtant et détaillerait à qui revient cette somme. Si l’objet appartient à un secteur qui se porte bien nous le saurions rapidement et si au contraire,l’objet est issu d’un secteur qui vit mal, nous prendrions conscience que le prix payé ne correspond pas à la réalité. Ainsi nous serions mieux informés (et donc plus conscients) sur: quel rôle jouent les financements publics de la culture sur l’objet en question, que paye-t-on directement à la caisse et indirectement par nos impôts…? Quelle somme va réellement aux auteurs de l’objet? Quelle somme va à la réalisation de l’objet, au tourneur, au lieu de diffusion, au producteur, aux artistes? A la publicité? Pour prendre un exemple… nous savons aujourd’hui que nous payons une petite part de ce que coûte réellement une place de théâtre. Par contre, qu’en est-il d’un film et d’une place de cinéma? Lorsqu’on voit le prix d’une place de cinéma à UGC ou Pathé, la multiplication des multiplex un peu partout et la difficulté financière des cinémas de quartier qui pratiquent souvent une politique de prix très avantageuse pour ses spectateurs… On imagine bien que le prix de notre billet de cinéma ne sert pas uniquement à financer la production d’un film et sa diffusion mais que la somme que nous donnons fait marcher une énorme machine financière. L’objectif est de savoir où va notre argent et si nous sommes d’accord avec cela. L’idée serait à la fois de responsabiliser les citoyens que nous sommes pour une meilleure répartition des richesses et d’agir sur les systèmes qui ne profitent pas réellement aux artistes et aux structures de productions culturelles.
    Ceux qui ont le plus d’argent sont souvent les plus puissants. Cette traçabilité du prix payé permettrait de renverser la vapeur et de donner au consommateur les arguments pour le faire.
    Une question aux lecteurs de ce blog… Que pensez-vous de la politique du prix libre? Sur le principe du spectacle de rue où chacun est libre de donner ce qui lui semble juste, il s’agit de payer ce qui vous semble correspondre au service offert. Le prix libre sous-entend également moins d’intermédiaires entre le « client » (spectateur, auditeur…) et l’artiste.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s