Et si j’avais les clés d’un théâtre…

4 réponses à “Et si j’avais les clés d’un théâtre…

  1. Mais où va la culture !?

    Nous placerions l’accessibilité au coeur de notre projet, et nous nous reposerions sur les conseils du guide:

    Extrait du Guide “Accessibilité et spectacle vivant. Guide pratique” (ministère de la culture et de la communication – 2008)

    « Aider une personne en fauteuil roulant. Pour s’adresser à elle, se mettre à sa hauteur. Pour aider une personne en fauteuil roulant, des règles de sécurité s’imposent. (…)

    Communiquer avec une personne malentendante. Parler bien en face de la personne, le visage correctement éclairé, sans exagérer l’articulation; crier ne sert à rien et ne facilite pas la lecture labiale ! »

    Est ce que l’accueil du public est une question de technicité ? Est ce ici une solution que le ministère nous propose pour répondre à des échecs concernant l’accès à la culture ?Comment prendre en considération cette dimension humaine dans les politiques culturelles ?

  2. Et si j’avais les clés d’un théâtre… je ferai tout pareil comme Jérémy, sauf que je serai agent double, agent secret infiltré dans les entreprises, pour leur piquer toutes les meilleures techniques en marketing et commerce, pour trouver des mécènes pour mon théâtre, qui seraient assis à chaque ouverture de saison dans ma salle à côté de mes financeurs publics préférés!
    Non non, je ne suis pas schizo…

  3. Entre rêves et responsabilités.

    Alors je commencerais par rencontrer les gens, le voisinage, la population des alentours et puis encore un peu plus loin et j’agrandirai ce cercle petit à petit. Je les écouterais, les questionnerais, les entendrais, pour les comprendre, les considérer.
    Après je constituerais une équipe. De gens qui aient des envies des choses à dire, des désirs sur nos sociétés. Une équipe qui serait horizontale, qui tiendrait plus de l’ordre du réseaux que de l’organisation hiérarchique. Une équipe où la parole circulerait.
    Et puis nous élaborerions un projet pour ce lieu, un projet singulier et universel, un projet dans lequel chacun pourrait s’impliquer et le défendre. Un projet où nous serions chacun responsable de la diffusion des paroles.
    Alors nous retournerions voir les gens, le voisinage, la population des alentours et nous leur expliquerions, nos envies et nous les inviterions.
    Enfin je me donnerai un temps à ne pas dépasser, pour avoir la force de quitter ce lieu, pour ne jamais perdre la force et le désir d’un projet.

  4. Avoir le courage de prendre la direction d’un théâtre en 2009 en France suscite chez moi beaucoup d’interrogations et parfois même une véritable envie…
    Ouvrir un Laboratoire
    Après avoir lu « Redonner une dimension politique à l’action culturelle » d’Alain Berestetsky, je me dis: comment ouvrir nos cœurs et nos idées aux autres ?!
    Les gens, la population, les individus que nous croisons tous les jours sont-ils différents de nous dans le sens « d’aller à la culture »? N’avons- nous pas, nous aussi, des téléviseurs, ne sommes-nous pas, nous aussi, conquis à un moment ou à un autre, à un moment de doute ou de hasard par l’industrie culturelle?
    Henri Labori disait que nous vivions par le miroir de l’autre. N’est-ce pas une vérité pour une grande partie des artistes, n’avons nous pas cette fâcheuse tendance à nous complaire dans ce monde-là? Les citoyens que nous sommes seraient-ils si différent des autres ? Ne pourrait-on pas voir dans le mot “diversité” une approche naturelle de la rencontre de l’autre, une lecture de son vécu, de ses origines, de son parcours, de sa langue, de ses langues en considérant qu’il est aussi citoyen d’un territoire, d’un état, d’un pays, du monde?
    Apprendre ensemble c’est savoir se déformer accepter le changement à l’intérieur de soi-même, avec toutes les difficultés que cela représente, laisser venir en soi la curiosité, le plaisir, la gêne, le trouble mais peut-être aussi découvrir l’espoir, l’espérance d’une paix sociale.
    Pagnol, Camus, Lamartine, Molière et les autres, n’ont-ils pas montré leur intérêt pour l’autre et n’auraient-ils pas agi de même s’ils avaient vécu au temps d’Internet ? Ne pourrions-nous pas construire en donnant la parole comme sens à la vie, tenter des choses en se faisant plaisir en acceptant de se tromper, d’être à côté, non pour s’ « occuper », mais pour vivre ensemble sans complexe et sans angoisses?
    Le monde ouvert au théâtre, inverser le nom pour nommer notre nouveau lieu le P.N.T : Populaire National Théâtre.
    Créatif et insoumis aux codes en vigueur, pour aller chercher la parole de ceux qui ne parlent plus.
    Pas à pas, en sachant que nous ne verrons peut-être même pas ce qui deviendra une nouvelle identité culturelle !
    Et là vient le rôle des politiques : avoir envie de lancer de vraies réflexions, de vraies ambitions, non sur un mandat, sur une décennie, mais sur l’avenir quelle qu’en soit la durée de sa réalisation, de sa matérialisation artistique.
    Et là l’artiste, par le choix qu’il a fait de l’être, prend tout son sens, il rêve, il joue, il fuit la gravité des imbéciles, il s’accorde le droit de réunir, et donne à tous l’opportunité de se raccrocher à quelque chose, qui fait en réalité appel à ses propres ressources.
    Faire se rencontrer des gens « d’exception » de tout bord, de tout domaine, ainsi que le plus commun des vivants. La scène n’étant plus face aux publics, le public la fait sienne.

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